Les exonérations d’impôt sur le revenu
Le seuil de non-imposition
Chaque année, l’administration fiscale fixe un seuil au-dessous duquel aucun impôt n’est dû sur les revenus. En 2024, pour une personne seule (une part), le seuil de non-imposition s’établit à 11 294 € de revenu fiscal de référence. Ce seuil augmente avec le nombre de parts fiscales : par exemple 17 775 € pour un couple (deux parts). (impots.gouv.fr)
- En dessous de ce montant, pas d’impôt à payer.
- Ce seuil se fonde sur le revenu fiscal de référence, accessible sur votre avis d’imposition.
Les pensions de retraite et abattements automatiques
L’impôt sur le revenu ne s’applique jamais sur le montant brut de votre retraite. Plusieurs abattements existent, dont le plus universel : une déduction automatique de 10 % sur le montant de la pension imposable, plafonnée à 4 367 € par foyer (au minimum 442 € pour 2024). Cela vise à tenir compte des dépenses engagées par les retraités. (Service-Public.fr)
- Pour les anciens salariés, c’est la même règle que pour les salaires.
- Cet abattement est automatique.
L’avantage accordé après 65 ans ou en cas d’invalidité
Un abattement supplémentaire s’ajoute pour chaque membre du foyer de plus de 65 ans au 31 décembre ou en situation d’invalidité. Pour 2024, il varie entre 2 746 € et 5 492 €, selon le revenu imposable et la situation familiale.
- Seuil : avoir moins de 17 200 € de revenu net imposable par part permet de toucher l’abattement maximal.
- Au-delà, l’abattement baisse puis disparaît.
Si votre retraite reste modeste, ce « coup de pouce » supplémentaire est souvent déterminant pour tomber sous le seuil d’imposition.
Les intérêts ou allocations complémentaires spécifiques
Certaines allocations, comme l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ex-minimum vieillesse), ne sont pas imposables. L’aide du Conseil départemental via l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie) n’est pas davantage soumise à l’impôt. Donc, ces aides ne sont pas à déclarer dans la plupart des cas (guide ASPA).